Lorient

1969

Une gare mal placée et difficile d’accès

Démolie lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, la gare de Lorient est reconstruite à la fin des années 50. Pour des raisons essentiellement budgétaires, elle est rebâtie sur son emplacement initial : séparée du centre-ville par la voie ferrée. Elle s’avère ainsi difficile d’accès. A pied comme en voiture et en transports en commun, il faut faire des détours pour y accéder. De nombreux visiteurs ont même du mal à la trouver.

1980

Un handicap pour la ville

L’enclavement de la gare entrave le développement de la ville. Dans le quartier avoisinant, l’activité ne décolle pas, des friches persistent. Alors que dans le reste de la France l’intermodalité s’organise autour des gares, à Lorient, elle reste quasiment inexistante. Mal desservie, la congestion augmente autour de la gare.
Pour les visiteurs débarquant du train, il est compliqué de repérer le centre-ville et de s’y rendre.

1990

Une passerelle piétonne en guise de sparadrap

La difficulté d’accès à la gare incite des voyageurs à prendre des risques en traversant les voies pour s’épargner un long détour. Pour pallier cette situation, une passerelle piétonne est installée au début des années 90, quand arrive le TGV. Elle connecte la gare au centre L’Orientis qui accueille désormais un centre d’affaires et relie le bâtiment voyageur au centre-ville et à la gare routière. Mais cette passerelle qui enjambe les voies ne constitue qu’une solution d’appoint pour les piétons et les usagers du bus.

2013

Une décision pour l’avenir : construire une nouvelle gare pour repenser l’attractivité de tout un quartier

Face à l’ampleur du handicap, sept acteurs ferroviaires et institutionnels (Lorient ville et agglomération, la région Bretagne, le département du Morbihan, l’Etat, SNCF Gares & Connexions et SNCF Réseau) se réunissent. Le 26 juin 2013, ils signent un contrat actant une transformation radicale : une toute nouvelle gare sera construite de l’autre côté des voies pour un montant de 58,38 millions d’euros. Ce projet est conçu parallèlement à un plan d’aménagement urbain qui prévoit la création d’un nouveau quartier, Lorient Odyssée, implanté sur 15,7 hectares de friches autour de la gare ainsi que l’ouverture d’une artère multimodale pour relier les quartiers situés au nord et au sud des voies.

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2017

La nouvelle gare, un futur pôle d’attractivité pour 2,5 millions de visiteurs par an

Agrandie, modernisée, facilement accessible, la nouvelle gare est inaugurée le 20 mai 2017.
Elle est une prouesse architecturale réalisée par AREP. Son nouveau bâtiment voyageurs abrite 200 m2 de commerces de proximité, ainsi que la Poste et la future Mission locale pour l’emploi. Un pôle multimodal a également été aménagé sur le parvis de la gare, en complément de la gare d’échanges. La gare a pour mission d’accueillir une augmentation du trafic voyageurs de 150 % à l’horizon 2020. Une hausse due autant à l’arrivée de la BGV en juillet 2017 qu’à la forte progression des déplacements en TER (+ 65 % pour les liaisons Lorient/Quimper, Vannes et Rennes entre 2005 et 2013).

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2020

Le quartier de la gare, une métamorphose urbaine

La gare est désormais un acteur majeur du Lorient de demain. L’ancienne gare a été rasée et le quartier qui l’entoure est redynamisé. Au nord des voies se déploie le nouveau quartier Lorient Odyssée conçu par l’architecte-urbaniste Nicolas Michelin. Il abrite 42 000 m2 de logements, 32 000 m2 de bureaux, 28 000 m2 de commerces et services pour accueillir 1 200 nouveaux habitants. Au sud des voies, un pôle multimodal réunit tous les modes de transport de la ville.

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